Les produits chimiques présents dans les jouets.

Son anneau de dentition, sa poupée, ses cubes colorés en PVC, ses jouets … inspectez la chambre de votre enfant et vous constaterez qu’elle regorge d’objets en plastique.

« C’est le matériau le plus couramment mis en bouche chez les petits entre leur naissance et 3 ans  », constate l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) qui dévoile aujourd’hui les résultats d’une étude sur les substances chimiques présentes dans les articles de puériculture et les jouets. Depuis l’interdiction des phtalates, les industriels ont recours à des produits de substitution aux noms barbares : DINCH, DEHTP, ATBC, TXIB.

Bonne nouvelle : les experts de l’Anses n’ont pas mis en évidence de risque pour la santé des enfants de moins de 3 ans qui en ingurgiteraient. Mais les jouets en plastique vendus en France sont-ils vraiment tous sans danger ? Sur ce point, l’Anses est nettement moins catégorique. L’agence a constaté la présence de substances « dont l’usage est interdit dans de nombreux jouets commercialisés en Europe  ».

«On voit régulièrement des retraits de jouets vendus en France qui contiennent des phtalates pourtant interdits», constate Christophe Rousselle, responsable de l’unité d’évaluation des substances chimiques à l’Anses.

«Plutôt que d’acheter sur un marché ou via des circuits parallèles sur Internet, mieux vaut privilégier les produits de marque vendus en grande surface ou dans des enseignes spécialisées qui ne peuvent pas se permettre d’être prises en défaut sur le respect de la réglementation», conseille Serge Milon, expert en sécurité des jouets au sein d’un labo spécialisé.

L’Anses recommande aussi de privilégier les objets disposant d’un marquage CE ou de la norme NF. Pour écarter tout risque à l’avenir, l’agence recommande à l’Europe d’aller encore plus loin. Elle demande qu’une «évaluation des risques soit conduite systématiquement, préalablement à leur mise sur le marché, pour toute substance nouvelle entrant dans la composition des plastiques destinés aux enfants ».

«Il n’y a pas toujours d’essais de migration de la substance chimique dans la salive, ce qui permettrait d’estimer l’exposition des enfants », souligne Christophe Rousselle, or, «la migration entre un produit chimique contenu dans le corps d’un jouet et la salive est la voie d’intoxication la plus forte», souligne Serge Milon.

Auteur du livre «200 Alertes santé environnement », le docteur Pierre Souvet estime que les industriels ont tout intérêt à afficher à terme l’absence totale de perturbateurs endocriniens dans leurs produits : «On le voit déjà sur des déodorants estampillés sans chlorhydrate d’aluminium ou des cosmétiques qui s’affichent sans Parabène».

 

Ecopref-air, distributeur et installateur des purificateurs AeraMax, dans toute la France.

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