L’automne s’est bel et bien installé, et avec lui, les virus de saison.

Pour s’en prémunir, et « assainir » l’air de la maison, les sprays à base d’huiles essentielles ont la cote. En quelques pulvérisations, le consommateur a l’impression d’avoir chassé les microbes et les acariens, tout en parfumant agréablement l’air ambiant. Un miroir aux alouettes, selon les médecins. Allergologues et pneumologues le rappellent une nouvelle fois dans les colonnes du Parisien. Non seulement ces produits ne désinfectent pas tant que cela, mais surtout, ils sont une source de pollution de l’air ambiant.

Aucun doute pour les experts interrogés par le quotidien, les sprays aux huiles essentielles sont à inscrire sur la liste des fausses bonnes idées.

Et qu’ils soient vendus en pharmacie ou en magasin bio n’y change rien. Le syndicat français des allergologues insiste sur le fait que ces produits sont aussi délétères pour la santé que les encens ou autres bougies parfumées. A proscrire de l’environnement de toute personne allergique ou asthmatique.
« La pub a réussi a nous faire croire depuis des années que pour qu’un lieu soit propre, il faut que cela sente bon, commente Denis Charpin, chef du service de pneumologie allergologie à l’hôpital Nord de Marseille. Le problème est que dès lors que ça sent, justement, il y a des composés organiques volatils. » Les fameux COV largement impliqués dans la pollution de l’air intérieur et ennemis jurés des personnes souffrant d’affections respiratoires.

Et si l’aspect « nature » des huiles essentielles est un argument marketing très efficace, Denis Charpin rappelle que les extraits de citronnier (limonène) et de pin (pinène) utilisés dans beaucoup de ces produits sont les mêmes molécules que celles utilisées dans les produits ménagers classiques. « Tout ce qui est naturel n’est pas bon », martèle le médecin. Une étude strasbourgeoise avait d’ailleurs montré que l’utilisation de ces sprays faisait grimper la quantité de limonène dans l’air, jusqu’à trois fois le taux pouvant déclencher une crise d’asthme

Et pour ceux qui aiment brûler quelques feuilles de papier d’Arménie pour assainir l’air ambiant, là encore, méfiance. Un rapport parlementaire sur les Risques chimiques au quotidien rappelle que le produit, présenté comme « le plus ancien assainissant naturel », dégage comme la plupart des autres désodorisants d’intérieur du formaldéhyde et du benzène.

Un geste simple, gratuit et efficace pour améliorer la qualité de l’air à l’intérieur reste l’aération quotidienne.

Mieux vaut en effet ouvrir ses fenêtres 5 à 10 minutes par jour, même en milieu urbain, que de pulvériser des produits polluants directement dans son domicile.

 

Ecopref-air, distributeur et installateur des purificateurs AeraMax, dans toute la France.

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