URGENCE – Purifier l’air consommé, c’est protéger votre santé

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Environ douze millions d’élèves ont repris le chemin de l’école. Une nouvelle rentrée scolaire dans un contexte de crise sanitaire, bien que les précautions manquent cette fois à l’appel. À peine 5% des communes ont équipé leurs écoles de purificateurs d’air ou effectué le contrôle obligatoire du CO2, formaldéhyde et benzène, sous peine d’une amende de 1500€.

Les parents n’ont eu qu’à vérifier le cartable mais pas les masques. Le protocole sanitaire dans les écoles est aujourd’hui à un niveau socle : tous les cours sont en présentiel et il n’y a aucune restriction, même pour les cours de sport. Avec les élèves réunis dans des salles de classe parfois exiguës, les épidémiologistes craignent une reprise épidémique. Même si la majorité des indicateurs de l’épidémie de Covid-19 sont en baisse, la France compte tout de même environ 18 000 nouveaux cas par jour. Il ne faut pas oublier que nous respirons 12 000 à 15 000 litres d’air par jour, inutile de vous dire que dans une pièce mal ventilée et non purifiée, entourée de produits polluants, l’état de santé peut très vite se dégrader.

Quant au purificateur d’air, à peine 5% ont franchi le pas. Une aide financière de 50 euros pour du matériel qui se chiffre à plusieurs centaines d’euros demeure insuffisante, regrette Guislaine David, présidente du SNUipp-FSU : « l’Etat et les collectivités se renvoient la balle. Dans certains cas, le réfectoire va être équipé mais pas les salles de classe ». Autre problème selon l’enseignante : les fenêtres qui ne s’ouvrent pas dans certaines écoles.

Le Royaume-Uni veut généraliser les purificateurs dans les écoles d’ici décembre

Les médecins préviennent que les aérosols sont les principaux vecteurs des virus émergents. La qualité de l’air va donc être l’enjeu majeur des prochaines années. Gilbert Deray, professeur émérite de l’Université Paris-VI, compare cet enjeu à la qualité de l’eau au 18ème siècle. « Il faut envisager de créer de l’air « potable » en quelque sorte. Que ce soit dans les salles de classe ou bureaux, l’air doit être considéré comme un élément à purifier », défend-il. Certains pays l’ont bien compris. Depuis le début de la pandémie, l’Allemagne a investi 700 millions d’euros pour améliorer la qualité de l’air dans ses lieux publics. Le Royaume-Uni s’est donné pour ambition de généraliser les purificateurs dans toutes les écoles d’ici la fin de l’année. La France, elle, fait toujours figure de mauvais élève.

Rémi Pfister

 

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